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 Camille, mon nouveau jeu. Rien qu'un jeu ?

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jules b. duhamel

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MessageSujet: Camille, mon nouveau jeu. Rien qu'un jeu ?   Dim 21 Fév - 21:43

          « On a tellement l’habitude de s’entendre dire qu’on est unique et parfait qu’on finis par le croire, par en être persuadé. On ne se remet même pas en question, c’est un fait acquis : nous côtoyer est un privilège dont peu d’entre eux peuvent se vanter. Nous sommes riches, beaux, vantards et parfois connards. On aime boire, rire, se droguer et dépenser, tant que ces billets ne viennent pas de nos comptes en banque. Il suffit d’un rien pour ouvrir les yeux et se remettre en question. Ce rien porte un nom, Camille de Beauvois. Ce même rien parviendrait presque à me faire regretter le salop que je suis. Ce même rien avec qui je prends mon pied, rien qu’en étant tout ce qu’elle déteste. Camille, mon nouveau jeu. Rien qu’un jeu ? »



      LUCAS – « Duhamel bouge tes fesses. Rendez vous Paris 20ème. A la flèche d’or vers 23h. »
      JULES – « La flèche d’or ? T’as oublié qu’on n’avait pas les mêmes valeurs il me semble. »
      LUCAS – « C’est pas comme si t’avais mieux à faire en même temps ! »
      JULES – « Bah si justement, j’pourrais pas y être avant 23h30. »


    Discussion close. Tout deux savaient que Lucas l’attendrait à 23h30, tout comme ils savaient que Jules pouvaient être là pour 23h s’il n’avait pas ce besoin compulsif de faire chier le monde et se faire désirer. Non, il n’avait rien à faire avant et oui, il glanderait comme un con chez lui pendant une demi heure au moins. Mais bon, c’était Jules, un personnage détestable qui pourtant, comptait pas mal de connaissances à son actif. On dit bien connaissance et pas amis, car la moitié d’entre eux reste avec lui pour sa notoriété et pour l’autre … Il n’en a pas réellement besoin. Jules n’est pas quelqu’un qui a besoin d’amitié pour survivre, cela fait bien longtemps qu’il fait sa route seul, comme un grand !

    Il était 21heures. Le franco – british émergeait suite à une après midi sieste pour se remettre de la soirée de la veille. On ne s’étalera pas sur cette dernière puisque de toute façon, les seuls restes sont une migraine et des poches sous les yeux. A peine eut – il balançait son portable sur la table basse, il chercha son paquet de cigarette, il avait besoin de nicotine, c’était sa drogue actuelle. Un minimum soucieux de l’appartement que ses gentils parents lui offraient, c’est sans gêne qu’il squatta son balcon en simple caleçon, ne voulant pas qu’au fil du temps, son appart ait les murs jaunis et une odeur nauséabonde. C’est qu’il avait la dégaine le coco, et c’est sa vieille voisine qui devait être contente du spectacle. Elle qui était veuve depuis bien trop longtemps, cela devait faire autant de temps qu’elle n’avait pas vu un homme aussi dénudé. Non, il n’irait pas jusqu’au point de lui adresser un signe de la main … Il avait bien remarqué que la dernière fois, ça l’avait gêné !

    Une douche, trois clopes, une part de pizza et un verre de whisky plus tard, Jules en était au moment crucial de l’enfilage de fringues. Pire qu’une fille, il faisait très attention à sa manière de se vêtir. C’est qu’il devait avoir l’air chic et cool, abordable et inaccessible à la fois. La flèche d’or c’est bien ça ? Dans ce cas, il opterait pour un simple jean, chemise et petit polo par-dessus, le tout griffé je vous pris, marque de fabrique oblige. Monsieur avait pris soin de se raser, en faisant en sorte qu’il lui reste une petite barbe de trois jours. Ouaih, ouaih, ouaih. Jules calcul tout, c’est un tombeur, un minet que voulez – vous ?
    C’est l’heure ! L’heure de prendre un taxi et d’arriver au lieu de rendez vous. Deux, trois autres potes avaient accompagné Lucas et Jules se fit un plaisir de les retrouver, c’est du moins l’impression qu’il donnait. A peine rentrer, ils se dirigèrent vers une banquette libre. C’est qu’on aurait presque pu croire qu’elle leur était réservée mais non. Ils sont chics et bourgeois certes, mais pas au point qu’on leur ouvre le carré VIP, du moins pas dans ce bar. Nan là j’avoue, c’était plus un coup de bol ! Aimable, le gamin se porta volontaire pour aller prendre les commandes au bar. Bon, il faut dire que la serveuse était franchement sexy et que Jules espérait bien profiter de la soirée pour la mettre dans sa poche.


      JULES – « C’est désolant de voir une fille avec un aussi grand potentiel que vous derrière un bar miteux. »


    Pas de réponse. Pas de regard.

      JULES – « Puisque vous me le demandez si gentiment, mes amis et moi-même prendrons six bières. Gardez la monnaie ! »


    Tendant un billet de cinquante, la barman daigna lui décrochait un sourire. La pauvre, pas plus de dix euros de pourboire et elle lui sortait son plus beau sourire. Acheter la sympathie des filles, il faut avouer que ca ne le dérangez pas plus que ça. Après tout, son charme seul ne pouvait pas suffire à tous les coups. Soudain, alors qu’il balayait la salle du regard en attendant sa commande, elle éblouit sa vision. Elle était donc là. De Beauvois, la seule, l’unique. Alors que la serveuse commençait à engager la conversation (on sait jamais qu’il se serait montré encore plus généreux !), Jules la laissa en plan et se dirigea vers celle qui venait de capter son attention. Elle ne l’avait pas remarqué, n’étant pas tournée dans le bon angle pour le voir.

      JULES – « J’avais raison de croire que j'étais trop bien pour fréquenter ce bar. On laisse vraiment entrer n’importe quoi et n’importe qui. »


    Il s’était glissé derrière elle, subtilement, lui soufflant ces quelques mots à l’oreille. Alors qu’elle se tournait pour lui faire face et découvrir le visage de l’inconnu, il lui adressait déjà son plus beau sourire.
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Camille De Beauvois
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MessageSujet: Re: Camille, mon nouveau jeu. Rien qu'un jeu ?   Jeu 25 Fév - 13:27


      CLÉMENCE– Juliet !
      CAMILLE – Non moi c’est Camille.
      CLÉMENCE– Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Pourquoi tes yeux sont si rouges ? Tu t’es remise à fumer c’est ca ? T’as pris quoi c’te fois ci hein ?
      CAMILLE – Oh vas te faire voir Clémence, tu m’emmerdes !

    Pourtant on disait d’elle qu’elle allait mieux, qu’elle avait définitivement tourné la page, que la p’tite débauchée De Beauvois avait retrouvé le bon chemin -la voie du seigneur *ZBAF*- mais fallait croire que non… mais en fait si, personne ne lui faisait plus confiance, et au moindre petit écart ca partait en live, la preuve avec sa « cousine chérie », les yeux rouges, les yeux rouges, quoi les yeux rouges ? Et alors ? C’est pas parce qu’on a les yeux rouges que forcément cela veut dire qu’on se drogue ! On peut avoir les yeux rouges suite à un manque de sommeil par exemple, après avoir été malade, après avoir fait la fête toute la nuit, parce qu’on a des allergies…bon vous avez compris quoi. Donc, là, la demoiselle avait réellement arrêté ce petit jeu d’autodestruction progressive depuis le jour où elle a revu son frère mais ca personne semble vouloir le comprendre. « quand on y tombes, on ne s’en sort pas facilement » selon eux, mais bon quand on a la motive on peut tout faire les cocos. Brefons. Il devait être 16h de l’aprèm et notre Camille internationale venait à peine de terminer sa nuit, manquant depuis quelque temps cruellement de sommeil. En même temps, si on ne s’amusait pas à faire la fête tout les soirs hein on ne serait pas dans un état si misérable le lendemain. Ouais j’ai dit qu’elle avait arrêté de se droguer mais jamais dit qu’elle arrêtait aussi de boire. Ce n’est pas une none non plus, la luxure et la débauche ont toujours fait parti de la vie de cette jeunesse dorée so what ?

    Avec un effort à la Hulk, celle-ci se leva, sa tête lui fit un mal de chien, elle avait l’impression que ca tête allait exploser, ses jambes ne voulaient plus la tenir et sa chambre commença à tourner dangereusement -bon ok elle avait peut être pris un tout petit peu plus que de l’alcool et du tabac mais rien de bien dangereux j‘vous assure- elle se déplaça quand même jusqu’à la salle de bain pour y prendre une bonne douche froide histoire de se réveiller et d’éliminer quelques toxines et avala un bon doliprane entre temps.

    Quelques heures plus tard -21h dans ces eaux là- Camille reçut un message d’une amie qui lui proposait une virée en boite, à La flèche d’Or dans le 20ème et bien évidement celle-ci accepta, comme toujours, et encore une fois, se promit de ne pas finir comme la veille. Après tout à quoi ca servait de boire comme un trou pour finir mal ? Aller cette fois ci c’est la bonne on y croit: MO-DE-RA-TION ! En bonne et respectable fit qu’elle était elle prit prêt d’une heure pour se préparer. Elle hésita un très long moment puis opta pour une jolie mini robe bustier et des escarpins assortis sur laquelle elle enfila une petite veste. Plutôt simple mais distingué, dans le genre attirante mais inabordable. Camille attrapa son sac à la volée y fourra son porte monnaie, carte de crédit intégrée, et son portable et descendit attraper un taxi. J’vous ai déjà dit que conduire dans Paris était du suicide non ? Et prendre le métro à 22h c’était la même ou voire même pire.

    Son amie était déjà devant et l’y attendait. Les deux entrèrent, il était 22h30 et par conséquent la soirée ne battait pas encore son plein cependant certains étaient déjà déchainés, d’autres un peu moins, certains complètement bourrés -eh ouais déjà- d’autres pas, bref vous m’avez comprise, j’vous fait pas le tableau hein. La première chose qu’elle firent fut de se diriger vers le bar, un sourire aux lèvres, une attitude légèrement provocante et c’était parti.

      CAMILLE – Deux vodkas double s'il te plait trésor, dit-elle en lui adressant un petit clin d’œil et un sourire à faire tomber.

    Une minute plus tard, elle se retourna, jeta un coup d’œil à travers la piève en quête d’une bonne place où elles pourraient s’installer. Elle se fraya un chemin, son amis la suivant, parmi la foule, son verre dangereusement en équilibre dans sa main. Elles trouvèrent une table ronde en hauteur et s’y installèrent. De là, elles discutèrent, discutèrent, jusqu’à ce qu’un trouble fait fasse son apparition.

      JULES – J’avais raison de croire que j'étais trop bien pour fréquenter ce bar. On laisse vraiment entrer n’importe quoi et n’importe qui. Lui souffla-t-il à l’oreille.

    Cette voix elle la connaissait par cœur ! Elle n’eut même pas besoin de se retourner -quand bien même elle le fit- pour voir le visage de l’inconnu qui lui avait murmurer ses quelques paroles. Camille se retourna donc et se retrouva face à face avec Jules, qui lui adressait son plus beau sourire. Elle aurait également voulu lui sourire mais ses mots raisonnaient toujours dans sa tête. Y’avait rien à faire, cet enfoiré arrivait toujours à gâcher un moment qui pouvait être sympa.

      CAMILLE – Pour une fois t’as bien raison, ils laissent entrer vraiment n’importe qui ici. Répondit-elle avec un faux petit sourire en le reluquant bas en haut. Je sais que tu m'idolâtres Jules mais au point de me suivre ca en devient presque maladif. ajouta-t-elle avec un petit sourire provocateur et les des yeux pétillants.

    Laissez tomber avec eux y'a toujours besoin de se provoquer, de se taquiner, c'est physique c'est comme ca. Encore aujourd'hui ils la jouent soft, parfois ca devient des espèces de scènes d'engueulade où dans ce cas mieux vaut rester loin mais vraiment très loin. Mais bon lunatique comme ils sont, ils vont se provoquer pendant un certain temps, puis ils vont se lasser commencer à se chauffer mutuellement puis s'engueuler ou l'inverse, enfin peut importe l'ordre des choses mais c'est ce qui en gros va se passer.

Spoiler:
 

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Dernière édition par Camille De Beauvois le Jeu 25 Fév - 17:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Camille, mon nouveau jeu. Rien qu'un jeu ?   Jeu 25 Fév - 16:01

Spoiler:
 

          « Quand on est gosse et riche, on n’a pas les mêmes rêves que dans on est gosse et pauvre. Ces derniers se voient pompiers, policiers, cuisiniers, secrétaires, institutrices, nourrices. Alors que nous, depuis petit, on sait qu’on aura rien à faire si on en a envie. Dans le pire des cas, on peut avoir des parents qui sont parti de rien et qui comme eux, veulent qu’on travaille pour mériter cette richesse. Alors on passe les premières années de sa vie à se dire qu’on peut être prince, et que notre seul souci sera de trouver la princesse adéquate. Une princesse pas trop débauchée, parce que si on veut de la débauche, on sera où en trouver. L’adolescence arrive et on se rend compte que vivre de la richesse de ses parents, ça craint. On a compris qu’en étant patron, on était respecté, on avait du pouvoir. Alors on se donne un bon coup de pied au cul et c’est parti pour minimum cinq ans d’étude, toujours à la recherche de cette princesse. La mienne est une ancienne junkie, alcoolique à ses heures perdues, vulgaire quand elle le veut mais qui met à point d’honneur à se qu’on la considère comme une fille bien. Finalement, nos idéaux se remis à mal. On ne veut pas être un prince avec une gentille princesse. On veut être un con qui bosse accompagné d’une princesse débauchée, parce que c’est mille fois plus drôle. Ne reste plus qu’à la convaincre, et j’suis bien mal parti ! Tu parles d’une lubie. Les paris sont ouverts, combien de semaines avant que j’me lasse de mon nouveau joujou ? »



    Camille était ce genre de fille. De celles qui sont pile dans le mille. Qui vous disent ce que nous ne voulons pas entendre. Qui vous font comprendre qu’on n’est pas mieux qu’un autre. Elle avait cette manière de me regarder avec dédain, de haut en bas, me faisant sentir que c’était peut être bien moi, ouaih, la personne correspondant à ce « n’importe quoi, n’importe qui ». Elle m’aurait presque fait douter, j’ai bien dit presque. Si je ne me savais pas si important, si je ne me savais pas si irrésistible, j’aurais été se genre de gars qui espère une attention d’elle et qui repars tête baissé parce qu’on a subi que sa moquerie. Elle se croyait mieux que moi, elle était mine de rien mon égal. Elle avait ses défauts, juste qu’elle les niaient quand moi j’en étais fier. Accepter d’être un parfait salop, ça demande du temps.

    Je venais de me prendre une veste, comme on l’appel couramment et pourtant, je ne me démontais pas. Mon sourire n’avait pas délogé et doucement, je m’apprêtais à rétorquer. Tout n’était qu’un jeu, une comédie à taille réel. Chaque parole et chaque mouvement était calculé, que cela vienne de moi ou d’elle. C’est malheureux de voir ce qu’on est devenu, à notre insu. On a toujours tout eu, si bien que les jeux ordinaires ne nous satisfassent plus. On joue maintenant avec les sentiments des gens, c’est toujours plus drôle, surtout quand ça fait mal. M’avançant un peu plus vers elle, ma main caressant doucement sa joue pendant que de ma voix la plus mielleuse et charmeuse, je lui parlais comme à ces petites filles à qui on avait promis la lune, mais à qui on ne donne ni plus ni moins quedal.


      JULES – « Soit pas pathétique ma sherry, tu sais aussi bien que moi que mon temps est trop précieux pour suivre les débauches d’une fille dans ton genre. Soit. J’étais assez clément pour que toi et ton amie aient la chance de passer une soirée en ma compagnie mais comme toujours, ma générosité me perdra. »


    Ignorant Camille en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je passais carrément devant elle sans même lui adresser un regard et adressa toute mon attention à sa charmante copine. Je savais que si De Beauvois restait insensible à mon charme, ce n’était pas le cas des autres filles. Je savais aussi par expérience que la prétention, ca pouvait payer, et parfois plus que bien même.

      JULES – « Si ça te tente, l’invitation tient toujours. Après tout, je ne peux pas en vouloir à une aussi charmante jeune fille de mal choisir ses fréquentations. Si jamais la soirée devient trop barbante, ce qui ne m’étonnerait pas avec Camille, tu peux toujours te joindre à la table de mes amis. »


    J’adressais un dernier regard à Camille avant de partir, ne pouvant m’empêcher de sourire. Elle croirait sûrement que je me payais sa tête et dans un sens, ce n’était pas tout à fait faux. Ce que je voulais, c’était la voir enrager. Vous savez, cet instant précis ou le visage se crispe et on fait comme si de rien. Les traits se tirent, la rage monte mais on la dissimule. C’est à cet instant là, qu’elle était la plus belle.
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Camille De Beauvois
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MessageSujet: Re: Camille, mon nouveau jeu. Rien qu'un jeu ?   Jeu 25 Fév - 17:55


    Camille aurait du savoir qu'elle s'engageait dans un terrain dangereux en le provoquant. Seulement c'était plus fort qu'elle. C'était vite devenu une sorte de jeu sans fin entre eux. Le jeune homme s’approcha d’elle et avec toute la douceur du monde lui caressa la joue, bien évidement notre demoiselle ne broncha pas, beaucoup trop occupée à réguler les battements de son cœur et sa respiration. Et là, comme à sa grande habitude, il cassa « l’ambiance » avec une réplique particulièrement acide qu’elle tenta d’encaisser. Sa voix avait pris un horrible ton mielleux comme celui qu’on adoptait pour parler à des gamines de sept ans. Elle, qualifiée de « fille débauchée » non mais sérieusement ! Et c’était lui, Jules Duhamel, qui disait ca, non mais c’est le monde à l’envers ! Pincez là ! Avouons le c'était stupide, mais elle s'était légèrement sentie blessée. Même plus que ça pour être honnête. Cependant, elle essaya de n'en laisser rien paraitre ou plutôt pour que Jules n’en voit rien. Il venait de se prendre une réplique dans la figure et il avait assez de ressources pour y répondre sans paraitre frustré -non mais quel talent sérieusement- ou un manque d’amour propre au choix, sachant que le deuxième choix était tout bonnement impossible Jules sans amour propre n’est pas Jules.

      CAMILLE – Oh mais quel immense privilège ! Réussit-elle à répondre en exagérant bien le ton de sa voix, eh oui, toujours un petit peu blessée de sa réplique précédente. Mettez vous à sa place la pauvre, l’homme de ses rêves venait de lui dire qu’en gros il n’avait pas de temps à perdre avec elle imaginez un peu ! Comme tu la si bien dit mon chou: ta bonté te perdra. Ajouta-t-elle.

    Après quoi, elle lui décocha un sourire amusé et trempa à nouveau ses lèvres dans sa vodka avant de détourner doucement le regard vers son amie qui semblait complètement, totalement, et irrévocable charmée, obnubilée, par le beau brun. A ce moment la, Camille aurait eu envie de lui dire de fermer la bouche -pour éviter qu’elle ne se mette à baver, quelle délicate attention n’est-ce pas ?- ainsi que de lui administrer un -petit- coup de pied sous la table sauf que ca ne serait pas du tout, mais alors du tout, passé inaperçu. Et Jules l’aurait vu et ses chevilles auraient encore enflée. Et puis, elle avait beau apprécier son « amie » elle ne lui ferait pas de cadeau si elle s’approchait d’un peu trop prêt de Jules. Eh ouais les amis ne vous avisez même pas d’empiéter sur son terrain: Jules était sien, Jules était son jouet, Jules était son prince « charmant» -ou presque mais on y croit, on y croit-, l’homme de ses rêves cependant Jules est sacrément orgueilleux et lui fait sacrément chier ! Mais l’amour « rend aveugle » à ce qu’on dit 

    Puis cet abruti la snoba royalement sans même lui adresser un regard pour aller voir son « amie » et c’est à ce moment là que son visage se décomposa mais se reprit assez rapidement pour adopter une attitude surfaite dans le genre « je-m’en-fou » avec un sourcil levé. Celui-ci ajouta d’un air narquois une petite invitation à « sa table d’amis » au quel cas où l’amie en question s’ennuierait avec Camille. A ce moment là, notre Camille internationale se promit que si son amie se levait pour le suivre elle lui arracherait les yeux. Camille était une belle salope quand elle le voulait, enfin surtout depuis qu’elle connaissait et côtoyait Jules, c’est fou ca il suffit qu’il soit dans les parages ou à quelques micro centimètres d’elle pour que toute son attitude, tout son comportement, changent, pour que son caractère passe d’un extrême à l’autre. D’ordinaire et avec des gens normaux, elle ne réagirait pas comme ca mais là, c’était comme s’il la transformait en petite gosse de riche insupportablement égoïste et jalouse. Mais à ce qu’on dit « à l’amour comme à la guerre, tout les coups son permis » non ?

    Camille regarda Jules partir, Jules qui lui adressa un dernier regard accompagné d’un sourire, avant de se retourner vers son amie et voir ce qu’elle s’apprêtait à faire. Amie, qui elle aussi d’ailleurs, regardait Jules comme…non en fait il n’y a pas de mots pour définir comment elle le regardait. Et là, Camille se permit de lui administrer un coup dans le tibia.

      CAMILLE – Tout pour me pourrir ma soirée celui là. F*ck. Dit-elle plus à elle-même qu’autre chose avant d’interpeller un serveur, d’un simple geste, et celui-ci apporta deux autres vodkas doubles. Elle saisit l’un des deux et verres et le vida d’une seule traite.

    C'était, en partie, ça qui lui plaisait chez lui. Sa nonchalance, ses répliques balancées comme ça, sans se soucier de ce que les autres pourraient en penser. Camille resta silencieuse et but une gorgée, le regard dans la vague. Tenter de contenir sa rage était difficile. Mais elle ne devait pas le laisser filer quitte à cette fois ci faire le premier pas et laisser son orgueil de côté, et puis, si on est logique, c’est lui qui est venu le premier non ? Et puis, elle avait besoin de se « défouler » et ca ferait bien l’affaire. Camille finit son verre de vodka -alcoolique pour un jour, alcoolique pour toujours hein- planta son amie là et se dirigea vers la banquette où étaient installés Jules et ses « amis ». Elle ne savait pas trop ce qu'elle allait faire, elle n'avait rien de prévu, rien en tête... elle improvisera que voulez vous, pour une fois c'était une action non calculée -ca changera de d'habitude tient. La demoiselle afficha un air dès plus aguicheur et un sourire à faire tomber et voilà c’était parti. Elle se fraya un chemin dans la foule puis s'arrêta quelques mètres devant lui, vautré sur la banquette grand sourire au milieu de ses friends, tout sourire...


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